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Les écoles européennes enseignent un cursus dans les différentes langues de l'Europe dans les cycles maternel, primaire et secondaire et préparent au baccalauréat européen. Elles sont ouvertes principalement aux enfants des Institutions Européennes, de la Commission en particulier. Plus d'information sur l'enseignement.
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Budget 2013 : lettre de l'APEEE de Woluwé

Un aveu d'échec

Budget 2013 : Lettre de l'APEEE de Woluwé

Dear Parents

The school budget for 2013 is now being finalised and will be agreed at the forthcoming Board of Governors meeting on 18-20 April. As you may recall, the budget was cut drastically last year, and is to be maintained at this level for 2013. We were told that lower salary grades for new teachers would generate sufficient savings for this budget level to be sufficient.

We have now been informed that this is not correct. The running costs of the school system will be €12m higher than the budget allocated for 2013. Given that the Board of Governors has said there is no more money available, this amount will need to be found by making additional cuts in the education of our children. There is nothing further to cut in the areas of running costs or equipment; these were already slashed to the bone last year. As 91% of all the school costs are personnel costs, principally teaching staff, the only way that the budget can be balanced is by reducing further the amount that goes into teaching our children; by for example restricting options even more, reducing numbers of classes in mother tongue etc. This is very serious.

How then could the European Commission and the Board of Governors have got the budget so wrong? The key factors driving up costs in the School system are:

bullet1000 extra pupils coming into the system – they need teaching resources
bulletMember states are sending fewer of their required quota of teachers; this means the European Commission has to recruit chargé de cours locally, paid for out of the Schools budget, to cover the cost that the MS would normally pay
bulletNew replacement teachers are arriving on a lower salary scale than those they replace whose 9 year contracts have reached the end, but this saving is more than wiped out by the combination of their relocation expenses and the severance packages for the teachers they replace. Costs of teachers are higher therefore this year
bulletIndex linked (legally mandated) pay increases for all staff

These costs were entirely predictable, and should have been predicted by the Commission and the Budget Committee of the Board of Governors last year. They are non-discretionary costs that arise simply from the rules for how the system works. Regrettably the Board of Governors, instead of recognising that the rules they themselves impose on the schools generate these automatic costs, chose to set with the Commission a politically agreed budget figure for the schools, decided without reference to the schools needs. This is in breach of the Commission’s statutory requirement, as laid down in the Convention governing the school’s system, to provide a budget contribution that will “cover the difference between the total amount of expenditure by the Schools and the total of other revenue”.

We, the Woluwe APEEE, argued strongly both at the Board of Governors level and with the Commission last year that school budgets should be set based upon the number of pupils, and taking into account the legally required wage indexation, as these are the critical cost drivers in any education system. In other words, if the Commission is going to recruit additional staff, who have a right to education for their children at the European Schools, it must also make the funds available to pay for this education. We also argued that there needed to be a proper joined-up link between the decisions the Board of Governors takes on issues like curriculum, and the budget it makes available to institute these decisions. We were told by the Commission however that they had no appetite for either reforming the Governance or funding formula for the school system. Now we see where this has brought us; a lack of proper planning again creates a crisis for our children’s education.

What can be done? We need to lobby to get the message across that this €12m budget shortfall must be covered by new money and not by cuts to the teaching curriculum. We must also get the relevant decision makers to understand that in a system such as the European Schools, where wages are set centrally, there is an automatic link between costs and the number of pupils, so budgets must be based on the reality of how many children are to be educated, not imposed in a top down manner.

Please use your contacts in the European Institutions, your countries Perm Rep and your Board of Governor members to get this message across. We need to influence the decision taken at the forthcoming Budge Committee meeting on 13/14 March and the subsequent Board of Governor meeting on 18-20 April, when the budget for 2013 will be finalised.

Yours,

Wolfgang Munch, The President
Giles Houghton-Clarke, Vice President
Hanna Anttilainen, Vice President
Woluwe APEEE

Chers parents,

Le budget de l’école pour l’année 2013 est maintenant en cours de finalisation et sera adopté lors de la réunion du Conseil Supérieur le 18-20 avril. Comme vous le savez, le budget a été réduit de manière drastique l’année dernière, et doit être maintenu à niveau pour 2013. Il nous a été dit que les salaires réduits pour les nouveaux enseignants pourraient générer des économies suffisantes pour ce même budget.

Nous avons maintenant été informés que ceci n’est pas correct. Les frais de fonctionnement du système scolaire sera de €12M plus élevé que le budget alloué pour 2013. Étant donné que le Conseil Supérieur nous a confirmé ne plus avoir d’argent disponible, ce montant devra être compensé par des restrictions supplémentaires dans l’éducation de nos enfants. Les zones des frais de fonctionnement ou d’équipement ont déjà été réduits au maximum l’année dernière, plus aucune restriction budgétaire n’est possible. Comme 91% de tous les frais de scolarité sont les frais de personnel, principalement le personnel enseignant, la seule façon dont le budget peut être équilibré est de réduire davantage le budget de l’enseignement de nos enfants, par exemple en limitant plus les options ou encore en réduisant le nombre de classes dans la langue maternelle etc. Ceci est très grave.

Comment alors la Commission européenne et le Conseil Supérieur ont obtenu un si mauvais budget ? Les principaux facteurs qui font augmenter les coûts dans le système scolaire sont:

bullet1000 élèves supplémentaires à venir dans le système – ils ont besoin de ressources pédagogiques
bulletLes Etats membres envoient moins d’enseignants que leur quota nécessaire ; ce qui signifie que la Commission européenne doit recruter des chargés de cours au niveau local, payés par le budget des écoles pour couvrir le coût que les Etats membres devraient normalement payer
bulletDe nouveaux enseignants remplaçants arrivent sur un échelon salarial inférieur de ceux qu’ils remplacent, dont les contrats de 9 ans arrivent à expiration. Cependant, cette économie est plus qu’annulée par les frais de réinstallations et d’indemnités de départ pour les enseignants qu’ils remplacent. Les coûts des enseignants sont donc plus élevés cette année.
bullet L’indexation des salaires pour tout le personnel (légalement obligatoire).

Ces coûts étaient tout à fait prévisibles, et auraient du être prévus par la Commission et la Commission Budgétaire du Conseil Supérieur l’année dernière. Ce sont des coûts non discrétionnaires qui découlent simplement des règles de fonctionnement du système. Malheureusement, le Conseil Supérieur, au lieu de reconnaître que les règles qu’ils ont eux-mêmes imposés aux écoles génèrent ces coûts automatiques, a préféré choisir de fixer un budget avec la Commission, de part un accord politique pour les écoles, sans se référer aux besoins réels des écoles. Ceci est en violation de l’obligation légale de la Commission, telle que prévue dans la Convention régissant le système de l’école, d’apporter une contribution budgétaire qui « couvre la différence entre le montant total des dépenses par les écoles et le total des autres recettes ».

Nous, l’APEEE Woluwé, avons fait valoir fermement l’année dernière, à la fois au niveau du Conseil Supérieur et au niveau de la Commission, que les budgets scolaires devraient être fixés en fonction du nombre d’élèves, et en tenant compte de l’indexation des salaires légalement requis, car ceux-ci sont le coût critique des conducteurs de chaque système éducatif. En d’autres termes, si la Commission décide de recruter du personnel supplémentaire, qui a un droit à l’éducation de leurs enfants dans les écoles européennes, il faut aussi rendre les fonds disponibles pour payer cette éducation. Nous avons également fait valoir qu’il fallait un lien objectif entre les décisions prises du Conseil Supérieur sur des questions comme les programmes d’études, et le budget mis à disposition pour mettre en place ces mêmes décisions. Il a été dit par la Commission qu’ils n’avaient pas d’appétit pour quelconque réforme de la Gouvernance ou quelconque formule de financement pour le système scolaire. Maintenant nous voyons où cela nous a amenés: un manque de planification adéquate crée à nouveau une crise dans l’éducation de nos enfants.

Que peut-on faire? Nous devons exercer des pressions pour faire passer le message que ce déficit budgétaire de €12M doit être couvert par l’argent neuf et non pas par des restrictions dans le programme d’enseignement. Nous devons également réussir à faire comprendre aux décideurs concernés que dans un système tel que les écoles européennes, où les salaires sont définis au niveau central, qu’il y a un lien automatique entre les coûts et le nombre d’élèves. Les budgets doivent être alloués sur le nombre réel d’enfants qui doivent être éduqués, et non imposés d’une manière unilatérale.

Utilisez vos contacts dans les institutions européennes, les Rep Perm de votre pays et vos membres du Conseil Supérieur pour faire passer ce message. Nous devons influencer la décision qui sera prise lors de la prochaine réunion du Comité Budgétaire le 13 et 14 mars et le Conseil Supérieur qui aura lieu le 18 – 20 avril, lorsque le budget pour 2013 sera finalisé.

Bien à vous,

Wolfgang Munch, Président
Giles Houghton-Clarke, Vice-président
Hanna Anttilainen, Vice-présidente
Woluwe APEEE

 

Un aveu d'échec

L'un des trois piliers de la réforme de 2009 était la révision du 'cost sharing' c'est à dire du modèle de financement des écoles européennes. Le Conseil supérieur de décembre 2011 a pris acte de l'échec patent de cette réforme.

Les débats ont eu lieu dans une ambiance crépusculaire tant il est évident, mais jamais ouvertement admis, que les restrictions des budgets 2011 et 2012 paralysent le système et compromettent la qualité d'enseignement des écoles. Désemparé, le Conseil supérieur envisage la mise en place d'un Comité des Sages (high-level group) pour remettre les choses à plat et trouver des solutions. Sans cependant envisager d'associer à ces réflexions les Parents, le personnel et les autres partenaires de ce système. Pourtant, comment faire confiance à ceux qui avaient le pouvoir de décision et qui n'ont pas évité les écueils pourtant visibles et dénoncés dès 2009 ?

Le système des écoles européennes a besoin d'idées nouvelles. Le GUDEE a décidé de se poser en tant qu'interlocuteur crédible, créatif et constructif pour contribuer à la réflexion.

Dans les prochaines semaines, nous annoncerons comment nous comptons nous y prendre. Cette démarche sera ouverte et participative.

 

 

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Page mise à jour le 18 mai 2012 -  Follow us on Facebook